« [...] Quand je pense à mon père, à sa grande culture, fan fini de musique et cinéphile, qui avec sa grande connaissance m'a fait découvrir les Van Halen, Beatles, Van Morrisson, Al Stewart et des films extraordinaires. Qui se dévoue chaque jour pour les enfants grâce à son métier... »
« [...] Vous allez peut-être trouver ça gigon, mais moi quand je pense que mes parents pourraient être plus là tentôt, maintenant, que j'devrais vivre sans eux, ça me met les larmes aux yeux instantanément. C'est inévitable. Même à l'écrire j'le ressens la, pis j'ai une boule dans la gorge. »
« [...] Je sais pas quelles sont vos raisons de vivre, si c'est le soleil qui vous réveille chaque matin, si c'est votre travail ou encore la splendeur des paysages, mais moi, c'est mes parents. Et le pire, c'est qu'ils ne doivent même pas s'en douter...»
# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:44
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Ça en est presque ironique.
# Posté le jeudi 01 octobre 2009 16:44
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Ça en est presque ironique.
...Voila. C'est fait. On l'a fait. On a osé le faire. Je n'avais pourtant pas demandé grand chose. Je n'ai jamais abusé de tes pouvoirs, s'il y a bien un " tu " à quelque part. Je suis en train d'écrire des mots qui s'effacent d'eux-mêmes. Je suis en train d'écrire une réalité qui n'est pas la mienne. Car non, ce n'est pas ma réalité. Ça ne la sera jamais. Tu prétends me dire que cela est normal? Que cela est juste? De quelle justice parles-tu? Était-elle là lorsque tu as décidé du sors de cet homme, cet homme qui a tout donné, qui s'est même jamais permis de dériver de sa route ? Était-elle là lorsque tu le regardais faire, au travail, se dévouant corps et âme pour ces enfants qui ont peine et misère à se frayer un chemin dans la vie? Était-elle là lorsque tu as décidé de lui enlever son frère et sa mère dans la même année, à un mois d'intervalle, sans lui donner une seconde de répit? Était-elle là, ce matin du 15 décembre, alors qu'il s'en allait au travail, laissant derrière lui sa femme et sa fille à la maison? La justice, je ne la connais pas. Je ne la connais plus. Je n'y crois plus. Il y a tant de personnes qui attendent que ça, mourir. Cette fois, la mort ne t'a pas laissé le temps de nous dire au revoir. Sans nous avertir, ils ont pris ta vie, papa. Ils ont pris ta vie, et la mienne aussi. Je ne croyais pas qu'il existait un état de mal-être aussi intense que celui là. Quelles ont été mes épreuves, mes difficultés, mes embûches avant cela? Rien. Je ne m'en rappelle même plus. Et quelle importance ça l'a maintenant? Je dois vivre en m'efforçant de me dire que tu ne seras plus là lors de mes succès, tu ne seras pas là lorsque je me marierai, lorsque j'aurai des enfants. Tu ne seras plus là pour me donner des conseils, pour me supporter. Tout ça n'a aucun sens. Tout ça n'est qu'éphémère. Pourtant, je t'ai vu, le corps meurtri sur la civière à l'hôpital. J'ai choisi ton cercueil. J'ai touché ta main froide et dure. Je t'ai vu aller six pieds sous terre. J'ai déposé un baiser sur ta tombe. Et pourtant, tu es toujours là, dans ma tête. Toujours vivant. J'ai si peur de t'oublier, de ne pas me souvenir de ta voix, de ton visage. J'ai si peur de ne plus me réveiller le matin, et de ne pas penser à toi. J'ai si peur de ne plus te pleurer, de ne plus crier ton nom à pleine gorge parce que ça fera un temps. Le temps arrange les choses... Mais le temps efface les choses aussi.









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